Devant le Tribunal : un couple poursuivi pour proxénétisme et viol aggravé sur une fille de 20 ans

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Viol proxenetisme

Un couple est poursuivi pour des faits de proxénétisme et de viol sur une jeune fille, qui était par ailleurs la bonne à tout faire de la maison. Le procès a eu lieu le vendredi 08 septembre 2023, au Tribunal de grande instance Ouaga 1.

Demoiselle Barkissa, 20 ans, travaille pour sieur S. Nébié, 33 ans, et sa concubine, S. Mariam, 38 ans, cela depuis l’an 2020. En ce temps, la victime avait 17 ans. La femme est restauratrice et est aidée dans ses tâches par la jeune fille. Elles vivaient à Tita, puis ont ensuite rejoint Nébié, qui vit à Ouagadougou.

Il se trouve que des choses pas catholiques se passaient dans cette maison, car un jour d’août 2023, Barkissa fait une fugue et se retrouve chez une dame qui veut l’embaucher. Il s’agit de dame Yaméogo, qui était en compagnie d’une autre.

Elle leur relate ensuite qu’elle est obligée de faire des choses pour le couple NébiéCar non seulement, elle aide la dame dans ses activités commerciales, mais en plus, celle-ci l’oblige à coucher avec son concubin, car elle a peur de le perdre. Pis, elle l’envoie souvent chez un certain Adama au quartier Bissighin de Ouagadougou, pour avoir des relations sexuelles et venir lui donner le fruit de la marchandise. Elle recevait ainsi des sommes allant de 1500 FCFA à 5 000 FCFA, et remettait cela à Mariam.

Les deux dames sont alors indignées du récit de la fille, puis dame Yaméogo appelle Mariam pour en savoir davantage. Celle-ci implore alors son interlocuteur de faire revenir Barkissa, mais les choses se passeront autrement, car ce sont les services de l‘action sociale qui sont saisis et le couple est poursuivi pour les faits cités plus haut.

Nébié reconnait qu’il a eu des relations sexuelles avec la jeune fille, mais c’était avec son consentement. Il ne l’avait jamais forcée, et donc ce n’est pas un viol, à son avis. Il raconte que celle-ci connaît sa famille au village parce qu’elle s’y est rendue en compagnie de sa concubine, donc pour lui, c’était un trio parfait.

Mariam, la concubine, explique qu’elle ne forçait pas Barkissa à coucher avec Nébié, mais c’était de bon gré. Par ailleurs, son concubin lui avait confié qu’il comptait la prendre pour seconde épouse. Quant au fait qu’elle soit accusée de proxénétisme, elle explique que Barkissa faisait des fugues nocturnes en passant par le mur de la cour, pour revenir tardivement, donc elle n’est au courant de rien.

En tous les cas, la victime raconte avec aisance ce qui s’est passé, comme si c’était la veille. Après que le Tribunal lui ait demandé si elle se constituait partie civile, chose qu’elle ne comprenait pas, par ailleurs, et après explications, elle réclame la somme de 02 millions FCFA comme dommages et intérêts.

La procureure estime que pendant l’instruction du dossier, rien ne prouve que Nébié, qui est poursuivi pour proxénétisme et viol, soit coupable de la première infraction, mais l’est de la seconde, pour viol aggravé. Elle requiert une peine de prison de 24 mois et une amende de 500 000 FCFA avec sursis contre celui-ci.

Quant à Mariam, elle requiert la relaxe de celle-ci des fins de la procédure, car rien dans les débats n’a montré qu’elle en est coupable. Le délibéré est pour ce 15 septembre prochain.   

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O.SALLY

Zoodomail.com

    

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