Dans le cadre du Marché International de l'Artisanat du Togo (MIATO), un panel s’est tenu sur le thème : “Protection des œuvres artisanales dans le contexte de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF) : enjeux et défis”. Ce débat a mis en lumière l’importance de préserver et de promouvoir le patrimoine artisanal africain face à la globalisation.
Le chargé de mission au ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat Séraphin BADOLO, a partagé l’expérience du Burkina Faso dans la labellisation de produits emblématiques tels que le Faso Danfani, tissu traditionnel burkinabè, symbole de fierté nationale ; le chapeau de Saponé, un artisanat unique reconnu pour son authenticité.
La Directrice Générale de l’Artisanat du Burkina Mme Lydie ZONGO/SANON est, quant à elle, revenu sur le label Koko Dunda, un tissu teinté à la main, préservant le savoir-faire des artisans burkinabè. Elle a par ailleurs souligné l’importance de la protection des œuvres artisanales ainsi que les opportunités qu’offre la zone de libre échange.
M. Séraphin BADOLO a expliqué que ces démarches de labellisation permettent non seulement de protéger ces produits contre la contrefaçon, mais aussi de valoriser le travail des artisans locaux et de renforcer leur compétitivité sur le marché continental et international.
La ZLECAF offre , selon les panelistes, de nouvelles opportunités pour les artisans africains, mais soulève également des défis liés à la protection des droits de propriété intellectuelle et à la mise en place de standards harmonisés. L’exemple du Burkina Faso illustre qu’avec des initiatives structurées, il est possible de préserver l’identité culturelle tout en stimulant le développement économique.
Les échanges lors de ce panel rappellent que l’artisanat africain est un trésor à sauvegarder et à promouvoir dans ce vaste marché continental.
Direction de la Communication du MICA.
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