Assemblée législative de transition : les députés disent « OUI » à la rectification de la loi de finances pour l'exécution du budget de l'Etat, exercice 2023.

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Les députés se sont réunis en séance plénière ce jeudi 05 octobre 2023 pour analyser et adopter le projet de loi portant loi de finances rectificative de la loi de finances pour l'exécution du budget de l'Etat, exercice 2023.
Les prévisions de recettes, au titre de la loi de finances initiale du budget de l'Etat, gestion 2023 se chiffraient à 2 731,26 milliards de francs CFA dont 2 447,80 milliards de francs CFA pour les recettes ordinaires et 283,46 milliards de francs CFA pour ce qui concerne les ressources extraordinaires.
En dépenses, les prévisions du budget de l'Etat, suivant la loi de finances initiale 2023 s'élevaient à 3 235,91 milliards de francs CFA de Crédits de paiement (CP) et à 859,86 milliards de francs CFA d'autorisations d'engagement (AE). Le taux d'exécution global annuel, base "engagée visée CP" correspondant au cumul des dépenses engagées visées au 30 juin, est de 57,36% des CP pour le premier semestre. Le taux d'exécution hors subventions et prêts se situe à 53,09% pour un montant engagé visé de 1 476,16 milliards de francs CFA et les dépenses ordinaires affichent au 30 juin 2023, un taux d'engagé visé de 56,06% sur des CP de 2 072,99 milliards de FCFA.
Cette loi rectificative a été actée pour plusieurs raisons.
 
La nouvelle configuration du budget de l'Etat, exercice 2023
La nouvelle configuration du budget de l'Etat, exercice 2023 se présente comme suit après les ajustements. En recettes budgétaires les ressources ordinaires passent de 2 347 802 276 000 FCFA à 2 479 302 276 000 FCFA et les ressources extraordinaires de 283 458 417 000 FCFA à 239 589 806 000 FCFA.
Pour ce qui est des dépenses budgétaires, les dépenses courantes passent de 2 074 624 804 000 FCFA à 2 115 847 768 000 FCFA et les dépenses en capital de 1 161 288 820 000 FCFA à 1 266 812 246 000 FCFA. En définitive, l'épargne budgétaire s'établit à 363 454 508 000 FCFA contre 273 177 472 000 FCFA soit un taux de 33,05%. Cette hausse s'explique par l'augmentation disproportionnelle des ressources ordinaires par rapport aux dépenses courantes. Pour ce faire, le solde budgétaire global se détériore comparativement à la loi de finances initiale et passe de 604 652 931 000 FCFA à 663 767 932 000 FCFA, soit une dégradation de 59 115 001 000 FCFA correspondant à un taux de 9,78%.
Afin d'aider le gouvernement à faire face à ses engagements, des nouvelles dispositions fiscales telles que des mesures de faveur fiscale et des ajustements techniques ont été proposées pour couvrir le besoin de financement.Ce projet de loi permettra sans nul doute à l'exécutif, de renflouer ces caisses et de réduire considérablement ses dépenses non essentielles pour répondre aux objectifs fixés. Par ailleurs, il participera, au rehaussement de la fibre patriotique, au raffermissement des liens de fraternité et de solidarité entre les burkinabè en finançant d'eux même leur propre développement.
 

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