Le mercredi 31 décembre 2025, Sawadogo a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I pour répondre des faits de violation de domicile et d’usurpation de fonction, au préjudice de Dame Nougzobe. À la barre, le prévenu n’a pas reconnu les faits de violation de domicile.
Selon les débats, Sawadogo, un jeune homme célibataire, avait loué une maisonnette située dans la cour familiale à Dame Nougzobe. Au fil des mois, la plaignante affirme avoir été confrontée à des intrusions répétées de son locataire dans sa maison, sans son autorisation, accompagnées de menaces, ce qui l’a conduite à porter plainte.
Interpellé et conduit au commissariat, Sawadogo a déclaré être militaire, une affirmation qu’il a plus tard reconnue comme fausse. Il a expliqué avoir usurpé cette qualité afin d’échapper, selon ses dires, à des violences policières.
À la barre, le tribunal interroge le prévenu :
— « Que s’est-il passé ? »
Sawadogo répond :
— « Quand j’ai donné la maison en location, nous nous sommes entendus qu’elle ne devait pas recevoir d’homme. Un soir, je l’ai vue arriver avec un homme. J’ai frappé, on m’a autorisé à entrer et je suis rentré. »
Sur l’usurpation de fonction, il précise :
— « Au commissariat, j’ai dit que j’étais militaire pour éviter la violence, car j’étais en train d’être bastonné. »
Interrogé par le procureur sur son lieu d’habitation, il indique vivre dans la même cour que la victime.
À son tour, Dame Nougzobe livre sa version des faits :
— « Une nuit, entre 1 h et 2 h du matin, Sawadogo se disputait violemment avec ma petite sœur. Je suis sortie pour calmer la situation. Le lendemain, il a continué avec des menaces. Un autre jour, alors que je n’étais pas habillée, il est entré chez moi sans mon autorisation. Ce n’était pas la première fois. ce qui nous a poussés à porter plainte »
Le prévenu nie catégoriquement :
— « Je ne suis jamais entré chez elle sans autorisation. »
La plaignante ajoute également :
— « Il voulait me courtiser, mais il ne l’a jamais exprimé clairement. »
Interrogée sur d’éventuelles réparations en cas de condamnation, Dame Nougzobe répond :
— « Nous ne réclamons rien. »
Dans ses réquisitions, le ministère public estime que les faits sont établis :
— « Sawadogo comparaît pour violation de domicile et usurpation de fonction. Il ressort du dossier qu’il est effectivement entré à plusieurs reprises dans le domicile de la victime sans autorisation et qu’il a proféré des menaces. L’infraction est caractérisée. De plus, il a reconnu avoir déclaré être militaire alors qu’il ne l’est pas. »Le parquet a requis trois mois de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA assortie du sursis.
Dans son dernier mot, Sawadogo implore la clémence du tribunal :
— « Je demande pardon. Ma mère compte sur moi. »
Dans son verdict, le Tribunal de grande instance de Ouaga I a déclaré Sawadogo coupable des faits de violation de domicile et d’usurpation de fonction, et l’a condamné à trois mois de prison ferme ainsi qu’à une amende de 500 000 FCFA avec sursis.
Image IA
Par Zaire Sanffo|Zoodomail.com
- Log in to post comments
