À Goughin, dans une zone pourtant réputée résidentielle, Zoodomail.com a appris une situation préoccupante qui affecte le quotidien d’une famille depuis plusieurs années. Dame Laure, installée dans le quartier depuis plus de dix ans, dénonce des nuisances sonores persistantes liées à l’installation d’une activité commerciale mitoyenne.
Selon les informations recueillies, tout commence avec la construction d’un bâtiment par un voisin pour le compte de la société « Petit Paris ». Mais dès 2020, après le démarrage des activités, un bruit jugé insupportable, provenant d’un tuyau de chambre froide, envahit la cour de Dame Laure… jusqu’à atteindre les chambres de la maison.
Malgré plusieurs démarches entreprises auprès des autorités municipales, qui ont procédé à des constats et adressé une mise en demeure à la société, la situation serait restée inchangée.
Des constats d’huissiers mandatés par les deux parties confirment la réalité et l’intensité des nuisances sonores.
Plus inquiétant encore, un expert indépendant, saisi en début d’année 2026, conclut que le niveau de bruit dépasse les normes admises. Selon son rapport, une exposition prolongée pourrait entraîner des conséquences sur la santé, notamment des troubles auditifs, des perturbations du comportement ou encore une fatigue chronique.
Dame Laure conteste également l’implantation d’une activité de production dans une zone résidentielle, qu’elle juge non conforme. De son côté, la société « Petit Paris » s’appuie sur un arrêté ministériel lui accordant un agrément d’exploitation.
Autre point de préoccupation : selon la réglementation actuelle en matière de nuisances sonores, la société encourt une amende n’excédant pas 15 000 FCFA.
Alerte sociale
Cette affaire met en lumière les limites du dispositif de protection des riverains face aux nuisances en zone résidentielle, ainsi que les enjeux liés à la cohabitation entre activités économiques et cadre de vie.
Image illustrative
Par Ibrahim Cissé | Zoodomail.com
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