Vie associative : un cadre de réflexion et d’orientation sur l’Etat de droit et la démocratie (Crod) est né

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CROD

Un comité d’initiatives, dénommée Cadre de réflexion et d’orientation sur l’Etat de droit et la démocratie (Crod), est né. L’assemblée générale de la structure a eu lieu ce samedi 23 décembre 2023, à Ouagadougou, avec désignation des organes dirigeants.

En résumé, le Crod, selon les initiateurs, ambitionne d’œuvrer à l’enracinement de l’Etat de droit et de la démocratie, dans la sous-région du Liptako-Gourma qui englobe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cela avec les légitimités des pouvoirs traditionnels, coutumières et religieuses, afin d’apporter sa contribution auprès des acteurs étatiques et non étatiques pour une prise en compte de tous les acteurs sus-cités, cela, en phase avec les principes de l’Etat de droit et de la démocratie. 

Etaient présents Issiaka Sourweima (Dawelg Naaba Boalga, chef coutumier), ainsi que Guillaume Reisacher, conseiller politique et presse à l’ambassade de France au Burkina, entre autres personnalités. 

Paala Toubga, Doctorant à l’université Joseph Ki-Zerbo, sociologue de formation et qui travaille sur  la crise sécuritaire que traverse le Burkina, notamment dans la région du Sahel, explique que cette initiative s’inspire d’une défaillance de la démocratie dans les contrées du Faso, depuis les périodes postcoloniales, en passant par les indépendances jusqu’à la chute du mur de Berlin, en Allemagne. 

Car depuis lors, la démocratie ne s’est pas vraiment pas enracinée, car à partir de l’an 2010, il y a eu un enracinement de certaines forces, qui sont contre les gouvernants, et il va falloir repenser la forme de gouvernance qui a été imposée et aussi, de façon endogène envisager ce qui prévaut, pour améliorer les choses. C’est dans cette optique que les chefs coutumiers, les religieux que sont les confessions abrahamiques, entrent dans cette initiative, qui a toujours œuvré à la cohésion sociale, mais officieusement, selon Toubga.

Le Corad estime que si l’on part de ces acteurs, il y a toute une source d’inspirations pour améliorer les choses, et avoir une situation stable. 

Quant au choix du Liptako-Gourma, Toubga explique que le découpage qui a été fait n’a pas été équitable, car tout a été de façon arbitraire, pendant que les pays qui le composent ont des similitudes, économiquement et culturellement, entre autres. D’où une réflexion à changer ce système en cours, car ailleurs, ce n’est pas le cas, puisqu’ adapté à leurs us et coutumes. Il va falloir donc impliquer des universitaires, entre autres intervenants, pour des recherches de solutions, afin de sortir de l’ornière, afin de trouver une autre forme de gouvernance. 

Beaucoup de projets sont en cours, dont la raison du découragement et la réticence des populations lors des élections, parce que leurs attentes n’ont pas été comblées en partie, entre autres, et il y aura des suggestions et recommandations auprès des différentes autorités afin qu’une issue favorable soit trouvée, pour que chaque citoyen estime participer véritablement à la bonne gouvernance du Burkina Faso. Le président du Crod est Paala Tougma, avec pour vice-président Boureima Ouédraogo. Le comité de pilotage a pour président Issaka Sourweima, et Florent Da Costa comme vice-président. Deux commissaires aux comptes que sont Sylvie Sanou/Sanon et Roger Tambaga ont aussi été élus après l’Assemblée générale. 

Florentin Tapsoba/B C

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