Alerte sociale | Excision à Bissighin : trois fillettes victimes, plusieurs personnes placées en détention

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excision

Courant juillet 2026, trois fillettes ont été victimes de mutilations génitales féminines (MGF), communément appelées excision, dans le quartier Bissighin, à Ouagadougou. L’affaire a conduit à l’interpellation de plusieurs personnes, dont les âges sont compris entre 38 et 72 ans. 

 

Selon les informations recueillies par Zoodomail.com, l’affaire aurait commencé alors qu’une mère, désignée par l’initiale S, s’était rendue au marché pour ses activités commerciales. À son retour, elle aurait appris que sa belle-mère avait programmé l’excision de sa fille avec l’aide d’une amie de longue date, désignée par l’initiale B. Le père des enfants étant absent pour des raisons professionnelles, la situation aurait été organisée en son absence.

 

Toujours selon nos sources, à l’occasion d’un anniversaire, les deux filles de la famille, âgées respectivement de 7 et 10 ans, auraient été envoyées chez leur tante. Cette dernière, qui aurait été informée de l’opération envisagée, aurait conduit les deux fillettes au lieu prévu pour l’excision sans le consentement des parents des deux fillettes.

 

Les deux enfants auraient subi l’intervention le même jour et avec la même lame. Alertées, les autorités ont rapidement ouvert une enquête, permettant l’interpellation des personnes impliquées.

 

Parmi les personnes mises en cause figureraient notamment des membres de la famille ainsi que la personne soupçonnée d’avoir pratiqué l’excision. Elles seraient âgées de 72, 71, 70, 63 et 38 ans.

 

Lors de leurs auditions, les présumées mises en cause auraient reconnu être au courant de l’interdiction de l’excision au Burkina Faso. Elles auraient toutefois évoqué, pour certaines, une diminution des campagnes d’information et de sensibilisation ces dernières années, estimant que cette baisse aurait pu donner l’impression d’une certaine tolérance à l’égard de la pratique.

 

Ces explications ne sauraient toutefois exonérer les personnes impliquées de leur responsabilité éventuelle. Les personnes interpellées ont été placées à la MACO et restent présumées innocentes jusqu’à une décision définitive de justice.

 

Alerte sociale

 

Au Burkina Faso, les mutilations génitales féminines sont formellement interdites et pénalement réprimées. La législation, dont le dispositif a été renforcé au fil des années, sanctionne non seulement les personnes qui pratiquent l’excision, mais également celles qui la commanditent, la facilitent ou y participent.

 

Les peines encourues peuvent être particulièrement lourdes lorsque les faits entraînent des conséquences graves pour la victime, notamment son décès. La loi prévoit également des sanctions spécifiques lorsque la pratique est réalisée ou facilitée par un professionnel de santé.

 

L’incitation, la complicité et l’apologie de l’excision peuvent également donner lieu à des poursuites.

 

À travers cette nouvelle affaire, la question de la persistance des mutilations génitales féminines demeure posée, notamment chez les enfants. Au-delà de la réponse judiciaire, elle rappelle l’importance de maintenir les actions de sensibilisation auprès des familles et des communautés afin de prévenir ces pratiques et de mieux protéger les filles.

 

Protéger les enfants contre les mutilations génitales féminines relève de la responsabilité de tous. La prévention, la vigilance familiale et le signalement des cas suspects restent essentiels pour éviter que d’autres fillettes ne soient victimes de cette pratique.

 

Image illustrative IA

Par Reine Zongo | Zoodomail.com

 

 

 

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