Confédération des Etats du Sahel : les Secrétaires généraux des Grandes Chancelleries en conclave à Ouagadougou

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La capitale burkinabè accueille les 2 et 3 septembre 2026, une rencontre consacrée aux Secrétaires généraux des Grandes Chancelleries des ordres nationaux des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES). La rencontre placée sous le thème « Les Grandes Chancelleries des Ordres nationaux : une synergie d’actions pour la promotion du mérite et de l’excellence au service de la souveraineté dans l’espace confédéral AES », a été présidée par le Grand Chancelier des Ordres burkinabè le Général de brigade Pingrenoma ZAGRE. Il était assisté par des membres du Gouvernement et des délégations des deux autres pays de l’AES.

 

Préparer de manière approfondie et consensuelle les fondements juridiques, institutionnels, symboliques et opérationnels d’un système de distinctions honorifiques confédérales, en vue d’éclairer et d’encadrer les travaux de la Conférence des Grands Chanceliers de la Confédération des Etats du Sahel, c’est l’objectif de cette rencontre technique entre les Secrétaires généraux des Grandes Chancelleries du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Cette rencontre intervient dans un contexte où les trois pays cherchent à concrétiser leur volonté d’intégration confédérale.

 

D’emblée, les Grandes Chancelleries sont considérées comme des institutions chargées uniquement de la gestion des décorations et distinctions honorifiques. Mais les travaux de Ouagadougou entendent dépasser cette idée, car derrière une médaille, un ordre national ou une distinction, se trouve une conception de la Nation. Celle qui choisit de reconnaître publiquement le travail, le courage, le dévouement et les services rendus à la collectivité. Dans cette perspective, rapprocher les Grandes Chancelleries des trois pays revient à poser les bases d’une conception partagée du mérite au service de l’intérêt général. 

 

La rencontre de Ouagadougou porte ainsi une ambition qui dépasse la seule harmonisation des pratiques protocolaires. Dans un espace confédéral confronté à d’énormes défis sécuritaires, économiques et sociaux, la reconnaissance des mérites peut devenir un instrument de mobilisation citoyenne. Elle permet de rehausser ceux qui, dans les administrations, les forces de défense et de sécurité, les secteurs productifs, la recherche, la culture, l’éducation ou encore la société civile, contribuent à la construction de l’Etat. L’enjeu est donc de faire de la distinction honorifique non pas une simple récompense, mais un signal adressé à l’ensemble de la société. Celui qui sert avec excellence peut être reconnu par la Nation. 

 

En faisant du mérite une valeur partagée et de la reconnaissance une action concertée, les Grandes Chancelleries des pays de l’AES entendent contribuer, à leur niveau, à l’édification d’un espace confédéral où servir la nation, servir les peuples et servir l’AES constituent autant de raisons d’être honoré. « Aux termes de ces travaux, il s’agira d’élaborer les fondements juridiques et institutionnels pour mettre en place une architecture institutionnelle des Grandes Chancelleries de l’espace confédéral. Il sera aussi examiné la possibilité de créer des distinctions honorifiques qui vont contribuer à traduire une identité confédérale », a souligné le Grand Chancelier des Ordres burkinabè, le Général de brigade Pingrenoma ZAGRE. 

 

Service d’Information du Gouvernement

 

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