Burkina–Devant le Tribunal : 5 ans de prison ferme contre dame Kaboré pour délaissement d’enfant

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Menottes

Le lundi 1er décembre 2025, dame Kaboré a comparu devant la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I pour des faits de délaissement aggravé d’enfant.

 

Il ressort des débats qu’au cours de l’année 2025, dans un quartier de Ouagadougou, des riverains ont découvert un nouveau-né abandonné dans une cour non habitée. Les enquêtes ouvertes à la suite de cette découverte ont permis d’identifier dame Kaboré comme étant la mère de l’enfant, celle-ci étant connue enceinte dans le voisinage et ne l’étant plus au moment des faits.

 

À la barre, l’accusée a indiqué vivre en concubinage avec Nikièma depuis plusieurs années. Elle a déclaré que son concubin n’était pas informé de la grossesse, précisant qu’elle avait conçu l’enfant à la suite d’une relation extraconjugale. Selon elle, la situation financière du ménage était difficile.

 

Poursuivant ses explications, dame Kaboré a soutenu avoir dissimulé sa grossesse. Elle a affirmé qu’au moment de l’accouchement, l’enfant n’avait pas crié, ce qui l’a amenée à croire qu’il était mort-né. C’est dans ces circonstances, selon ses dires, qu’elle aurait abandonné le nouveau-né dans une cour voisine.

 

Interrogée par le tribunal, l’accusée a reconnu n’avoir effectué aucun suivi prénatal, invoquant le manque de moyens financiers. Elle a toutefois soutenu qu’elle désirait l’enfant.

 

À la question du ministère public sur les raisons du délaissement, dame Kaboré a maintenu avoir pensé que l’enfant était mort-né. Le procureur a rappelé l’existence de structures sanitaires appropriées pour la prise en charge des accouchements.

 

Entendu à son tour, Nikièma a déclaré n’avoir eu connaissance de la grossesse qu’à l’issue de l’enquête, notamment à la gendarmerie. Il a indiqué ne formuler aucune réclamation contre l’accusée.

 

Dans ses réquisitions, le ministère public a estimé que les faits étaient constants et suffisamment graves. Il a requis que dame Kaboré soit reconnue coupable et condamnée à onze (11) ans de prison, dont cinq (5) ans ferme, ainsi qu’au paiement d’une amende ferme d’un million (1 000 000) de francs CFA.

 

Dans son verdict rendu le lundi 29 décembre 2025, la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I a reconnu dame Kaboré coupable de délaissement aggravé d’enfant. Elle l’a condamnée à cinq (5) ans de prison ferme et à une amende de cinq cent mille (500 000) francs CFA assortie de sursis.

Image illustrative

Par Reine Zongo|Zoodomail.com

 

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