Le Café|8 mars : le gouvernement tourne la page des « Djandjobas »

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8 mars

L’annonce faite par le ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, marque un tournant dans la manière de célébrer la Journée internationale des droits des femmes au Burkina Faso. Désormais, les traditionnels « Djandjobas », ces rassemblements festifs qui ont longtemps rythmé le 8 mars, laisseront place à des actions concrètes en faveur de l’autonomisation des femmes.

 

La décision peut surprendre, voire susciter des débats. Car, au fil des années, le 8 mars est devenu pour beaucoup un moment de célébration, de retrouvailles et d’expression culturelle autour de la femme. Mais derrière l’ambiance festive, une question persistait : ces réjouissances contribuent-elles réellement à améliorer les conditions de vie des femmes ?

 

En choisissant de réorienter le mois de mars vers des actions structurées dans les 17 régions du pays, le gouvernement semble vouloir répondre à cette interrogation. L’objectif affiché est clair : passer de la symbolique à l’impact. Autonomisation économique, initiatives sociales, accompagnement des femmes dans leurs activités… autant de pistes qui pourraient donner à cette commémoration un sens plus profond.

 

Cette nouvelle orientation rappelle aussi l’esprit originel du 8 mars. La Journée internationale des droits des femmes n’a jamais été conçue comme une simple fête. Elle est avant tout un moment de revendication, de réflexion et d’engagement pour l’égalité et la justice sociale.

 

Toutefois, pour que cette réforme ne reste pas une déclaration d’intention, elle devra s’accompagner d’actions visibles et mesurables sur le terrain. Les femmes du Burkina Faso, qu’elles soient commerçantes, agricultrices, fonctionnaires ou entrepreneures, attendent des mesures capables de renforcer réellement leur autonomie et leur place dans la société.

 

En mettant fin aux « Djandjobas » au profit d’initiatives à fort impact, les autorités envoient un message : le temps de l’action doit désormais prendre le pas sur celui du symbole.

 

Reste maintenant à transformer cette volonté en résultats concrets, afin que chaque 8 mars devienne non seulement une date commémorative, mais aussi un pas supplémentaire vers l’émancipation et la dignité des femmes burkinabè.

 

Par Yamyélé|Zoodomail.com

 

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