Excès de vitesse, délit de fuite : plusieurs permis suspendus

Submitted by Redaction on
Image
Permis

La gare routière publique de Tampouy, à Ouagadougou, a servi de cadre, le vendredi 3 avril 2026, à la tenue de la première session de la Commission Technique Spéciale de Retrait des Permis de Conduire. Placée sous le sceau de la rigueur et du sens des responsabilités, cette session a réuni l’ensemble des membres de la commission impliqués dans la gestion du secteur des transports et de la sécurité routière.

 

Au total, vingt-cinq (25) dossiers étaient inscrits à l’ordre du jour. Sur ce nombre, dix (10) conducteurs concernés ont effectivement répondu à la convocation de la Commission. L’examen des différents cas a permis de mettre en lumière des comportements récurrents à l’origine des accidents de la circulation. Il ressort des analyses que l’excès de vitesse, l’inattention, l’imprudence et le défaut de maîtrise des engins demeurent parmi les causes les plus fréquentes. À ces facteurs s’ajoutent le non-respect de la signalisation routière, notamment du panneau STOP, ainsi que des infractions graves telles que l’homicide involontaire et le délit de fuite. Ces constats confirment, une fois de plus, la responsabilité déterminante du facteur humain dans la survenue des accidents.

 

À l’issue des délibérations, la commission a rendu des décisions qui traduisent à la fois la fermeté des autorités et leur volonté d’inscrire l’action publique dans une démarche éducative. Cinq conducteurs ont ainsi vu leur permis de conduire restitué. En revanche, trois autres ont été frappés de suspensions fermes, assorties d’une obligation de recyclage au code de la route, pour des durées respectives de huit mois pour un cas et de sept mois pour deux autres. Par ailleurs, deux conducteurs ont écopé de suspensions avec sursis, d’une durée de quatre et six mois. Ces mesures visent non seulement à sanctionner les manquements constatés, mais également à amener les contrevenants à adopter des comportements plus responsables à l’avenir. Il est à noter que, parmi les conducteurs examinés, une seule femme a été recensée.

 

Au-delà des décisions prises, la Commission Technique Spéciale de Retrait des Permis de Conduire s’affirme comme un instrument central de régulation du secteur. Elle contribue à instaurer davantage de discipline sur les routes tout en renforçant les actions de sensibilisation à l’endroit des usagers. Sa mise en place répond à une exigence claire des pouvoirs publics : responsabiliser les conducteurs et réduire significativement le nombre d’accidents de la circulation.

 

Représentant le Directeur Général des Transports Terrestres et Maritimes, Président de la Commission, le Directeur de la Circulation Routière et de la Normalisation, Monsieur Baowendmanégré ZOUNGRANA a rappelé l’ampleur des enjeux liés à la sécurité routière. Il a notamment insisté sur le fait que chaque vie perdue sur la route constitue une perte irréparable pour la Nation, appelant ainsi à placer l’humain au centre des politiques publiques en la matière. Dans cette optique, le respect du code de la route apparaît non seulement comme une obligation légale, mais aussi comme un devoir citoyen.

 

Dans une perspective de proximité avec les usagers et les acteurs du transport, les membres de la Commission ont exprimé le souhait de tenir leur prochaine session à la gare routière de Pouytenga, à la fin du mois de juin 2026. Cette orientation vise à renforcer la présence de la commission sur le terrain et à accroître l’impact des actions de sensibilisation à l’échelle nationale.

 

À travers cette première session de la Commission Technique Spéciale de Retrait des Permis de Conduire, les autorités entendent adresser un message sans équivoque : le non-respect des règles de circulation expose désormais à des sanctions effectives. Plus largement, il s’agit d’encourager une prise de conscience collective afin de faire des routes du Burkina Faso des espaces plus sûrs pour tous.

 

SCRP/DTTM

 

Les trois dernières publications