Bien que séparés par des milliers de kilomètres, la Chine et le Burkina Faso entretiennent des relations d’amitié et de coopération qui remontent loin dans le temps. Pendant plus d'un demi-siècle, les deux peuples, ayant traversé ensemble vents et marées, ont écrit main dans la main de magnifiques histoires de solidarité et gravé dans le marbre les succès de notre coopération. Dans ce contexte, la coopération sanitaire est, de tout temps, le fleuron de notre partenariat.
La coopération médicale réchauffe les cœurs. Dès 1976, la première mission médicale chinoise avait déjà posé le pied sur cette terre, ouvrant la voie à la coopération sanitaire sino-burkinabè. Cinquante années ont passé comme un clin d’œil : plus d’une centaine de médecins chinois se sont rendus en première ligne, où ils ont combattu aux côtés de leurs homologues locaux pour sauver des vies et soigner les malades. Par leur savoir-faire médical, ils ont redonné l’espoir aux patients par leurs actes, ils ont incarné l’esprit des équipes médicales chinoises « courage, dévouement, humanisme et solidarité internationale », et ont bâti, par leur bienveillance et leur compétence, un pont d’amitié entre les deux pays. Parmi eux, huit médecins reposent pour l’éternité à Koudougou, illustrant par leur vie le sens profond de l’amitié sino-burkinabè. En avril 2026, j’ai participé à la cérémonie de rotation entre les 16e et 17e missions médicales chinoises, où j’ai été témoin de la première décoration de notre mission médicale par le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, au nom de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Cette distinction n’est pas seulement une reconnaissance du travail assidu des médecins chinois, mais aussi un témoignage éclatant de la solidarité et de l’entraide de nos deux peuples.
Élever l’aide chinoise à un niveau supérieur. En 1988, la Chine a construit un hôpital de l’amitié à Koudougou, la troisième grande ville, alors reconnu comme un hôpital modèle du Burkina Faso. Des décennies plus tard, cet hôpital fonctionne toujours et joue un rôle irremplaçable. En décembre 2025, j’ai inauguré et dévoilé la plaque du Centre hospitalier universitaire de Pala à Bobo Dioulasso avec Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. En tant que premier projet phare sino-burkinabè depuis le rétablissement des relations diplomatiques bilatérales, et également le plus grand hôpital moderne construit par la Chine à ce jour sur le continent africain, le Centre hospitalier universitaire de Pala à Bobo Dioulasso contribuera concrètement au bien-être et à la santé des populations de Burkina Faso, ainsi que de l’Afrique de l’Ouest. Il jouera un rôle important dans l’amélioration des capacités diagnostiques et thérapeutiques de l’ensemble du territoireburkinabè et dans la formation de personnels médicaux locaux. À l’avenir, la partie chinoise est prête à accompagner le Burkina Faso dans son renforcement du système de santé et à œuvrer main dans la main pour bâtir une communauté de santé sino-burkinabè.
Un nouveau chapitre s’ouvre dans les échanges humains et culturels. La partie chinoise a toujours accordé une grande importance à la coopération en matière de développement des ressources humaines, cherchant à renforcer les capacités locales en Afrique selon le principe « apprendre à pêcher plutôt que donner du poisson ». En 2025, près de 800 séminaristes burkinabè ont participé à des formations en Chine. Dans le domaine de la santé, outre les séminaires multilatéraux sur les systèmes de santé des pays en développement, les applications cliniques de la technique d’acupuncture et de massage, la lutte contre le paludisme, ou encore les compétences en médecine d’urgence, des sessions bilatérales spécifiques ont été organisées pour répondre aux réalités sanitaires burkinabè, notamment un séminaire sur les équipements médicaux pour le Burkina Faso. Lors des enquêtes de suivi, les séminaristes ont vivement salué la formation, exprimant leur admiration pour les réalisations remarquables de la Chine dans le domaine de la santé ainsi que pour son aide désintéressée envers les pays frères africains. En 2026, la partie chinoise continuera de promouvoir les principes de « sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi » pour approfondir les échanges humains et culturels bilatéraux. À cette fin, un programme de formation sur mesure sur la gestion des hôpitaux ainsi que la médecine traditionnelle chinoise sera proposé au Burkina Faso. Les professionnels du secteur médical sont chaleureusement invités à y participer activement.
Sur la juste voie, on n’est jamais seul, plus on est nombreux à marcher, plus loin on va. L'année 2026 marque le 70e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique, le 50e anniversaire de l'envoi de la première mission médicale chinoise au Burkina Faso, ainsi que « l’Année sino-africaine des échanges humains et culturels ».
Comme le dit un proverbe burkinabè : « Nug-yend ka wougd zom ye » (une seule main ne peut pas ramasser de la farine), la partie chinoise est prête à travailler avec la partie burkinabè pour renforcer l'entraide et la coopération pragmatique dans le domaine de la santé, avec une attitude plus proactive. Ensemble, ils entendent devenir un modèle de la coopération Sud-Sud, construire par des actions concrètes une communauté Chine-Afrique pour la santé et le bien-être, et contribuer durablement au développement solide de la « Route de la Soie sanitaire ».
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