Dans mes échanges quotidiens avec des amis burkinabè, j’entends souvent cette question : comment la Chine a-t-elle réussi, en quelques décennies seulement, à parcourir le chemin de l’industrialisation que les pays développés ont mis des siècles à accomplir, passant d’un pays extrêmement pauvre à la deuxième plus grande économie mondiale ? Pour répondre à cette question, il ne suffit pas de regarder les gratte-ciel des grandes métropoles chinoises et les autoroutes. il faut surtout comprendre la logique politique qui sous-tend la modernisation à la chinoise. Aujourd’hui, je souhaite partager les expériences de la modernisation chinoise sous trois angles : la sinisation du marxisme, la ligne de masse et le front uni, afin de voir ce que la Chine et le PCC ont bien fait.
La sinisation du marxisme : suivre sa propre voie, sans copier les autres.
En tant que parti au pouvoir de la Chine, le PCC a pris le marxisme comme pensée directrice depuis sa fondation il y a 105 ans, et n’a cessé de promouvoir, dans la pratique, la sinisation et l’actualisation du marxisme, donnant ainsi successivement naissance à la pensée Mao Zedong, la théorie Deng Xiaoping, la pensée de la « Triple Représentation », la Conception scientifique du développement, ainsi que la pensée Xi Jinping du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère. Ces réalisations théoriques fournissent un guide scientifique pour la modernisation chinoise.
Le marxisme a révélé les lois universelles du développement de la société humaine et fourni une puissante arme idéologique pour la cause de la révolution et de la construction de la Chine. Pendant la guerre de résistance contre le Japon, face à un agresseur féroce et à un rapport de forces extrêmement déséquilibré entre l’ennemi et nous, le Président Mao Zedong a appliqué la conception matérialiste de l’histoire de Karl Marx, en particulier le principe selon lequel les masses populaires sont les créatrices de l’histoire et la loi de l’unité des contraires. Il a souligné que « le facteur fondamental qui détermine l’issue de la guerre n’est pas l’armement en tant que tel, mais le soutien ou l’opposition du peuple » et que « celui qui est juste reçoit un large soutien, celui qui est injuste manque de soutien ». Il a ainsi porté le jugement précis suivant : « La guerre de résistance contre le Japon sera une guerre de longue durée, et la victoire finale reviendra à la Chine ».
Un autre exemple : le principe fondamental du marxisme selon lequel les forces productives déterminent les rapports de production, et la base économique détermine la superstructure a fourni une base théorique pour les ajustements constants des rapports de production ainsi que pour la libération et le développement des forces productives sociales dans le processus de réforme et d’ouverture de la Chine.
Cependant, toute théorie est concrète et tout modèle a son terreau spécifique. Prendre une théorie pour un dogme, importer mécaniquement le modèle d’un autre pays, tout cela conduit inévitablement à l’échec. Le marxisme est né dans l’Europe du XIXe siècle. Appliquer à la lettre les paroles de Karl Marx à la réalité chinoise ne manquerait pas de provoquer une inadaptation profonde. La Chine a autrefois commis cette erreur, mais elle a fini par comprendre une chose : seule la personne qui porte les chaussures sait si elles sont confortables.
Par exemple, l’économie politique marxiste traditionnelle considérait que la planification économique était la caractéristique essentielle du socialisme et que l’économie de marché équivalait au capitalisme. Après la fondation de la République populaire de Chine, dans les premières années de la construction socialiste, on a un moment copié le modèle soviétique d’économie planifiée hautement centralisée. Jusqu’en 1978, à la sortie de la révolution culturelle, l’économie chinoise était extrêmement arriérée et les besoins élémentaires de la population n’étaient pas encore satisfaits. Les communistes chinois, avec Deng Xiaoping comme représentant, ont rétabli la ligne idéologique de « libérer l’esprit et rechercher la vérité dans les faits » et ont proposé une thèse surprenante : le socialisme peut aussi pratiquer l’économie de marché.
Deng Xiaoping a utilisé une formule très imagée pour exprimer clairement cette idée : « Peu importe que le chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape les souris, c’est un bon chat. » De 1978 à 2024, la Chine, en partant de ses réalités nationales, a emprunté une voie du socialisme à caractéristiques chinoises. Grâce, d’une part, aux réformes du système économique menées sur le plan intérieur et à la mise en place d’une économie de marché socialiste, et d’autre part, à l’ouverture au monde extérieur, à l’acceptation de la mondialisation, à l’intégration dans la division internationale du travail ainsi qu’à sa progression constante vers les maillons supérieurs de la chaîne industrielle et de la chaîne de valeur, le poids économique total de la Chine est passé du 11ᵉ rang mondial au 2ᵉ rang, et son PIB par habitant est passé de 156 dollars à plus de 12 000 dollars.
Aujourd’hui, la Chine est la deuxième puissance économique mondiale, le premier pays manufacturier et le premier pays exportateur au monde, contribuant depuis plusieurs années consécutives à plus de 30 % de la croissance économique mondiale. Ne copier aucun modèle établi d’un autre pays et suivre sa propre voie : voilà pourquoi le marxisme est applicable en Chine et ne cesse de se renouveler.
Le président Thomas Sankara a déclaré : « ... notre révolution n’est pas un concours de rhétorique. Notre révolution n’est pas un affrontement de phrases. [...] Notre révolution n’aura de valeur que si, en regardant derrière nous, en regardant à nos côtés et en regardant devant nous, nous pouvons dire que les Burkinabè sont, grâce à la révolution, un peu plus heureux, parce qu’ils ont de l’eau saine à boire, parce qu’ils ont une alimentation abondante, suffisante, parce qu’ils ont l’éducation, parce qu’ils ont [...] plus de dignité. Notre révolution n’aura de raison d’être que si elle peut répondre concrètement à ces questions. » Cette phrase est parfaitement en accord avec la logique de la sinisation du marxisme : la valeur d’une théorie ne réside pas dans sa beauté apparente, mais dans sa capacité à résoudre les problèmes concrets du peuple du pays où elle s’applique.
II. La ligne de masse : tout pour le peuple, tout en s'appuyant sur le peuple
La ligne de masse du PCC comprend quatre points fondamentaux :
Tout pour les masses — c'est le point de départ : toute action doit être envisagée en fonction de son utilité pour le peuple.
Tout en s'appuyant sur les masses — c'est la source de la force : sans le peuple, rien ne peut être accompli.
Venir des masses — les politiques doivent partir des besoins réels des masses, et ne peuvent pas être décidées dans un bureau, « en se grattant la tête » (sans tenir compte de la réalité).
Retourner aux masses — les politiques doivent être testées au sein des masses ; ce qui est juste doit être maintenu, ce qui est erroné doit être corrigé.
Depuis la réforme et l’ouverture, la philosophie du développement de la Chine est passée de « prendre la lutte des classes comme axe principal » à « prendre le développement économique comme centre », puis, dans la nouvelle ère, à « placer le peuple au centre ».
L’élimination de la pauvreté en est la preuve la plus éclatante. En huit ans, la Chine a permis à près de 100 millions d’habitants ruraux de sortir complètement de la pauvreté, atteignant ainsi avec dix ans d’avance les objectifs de réduction de la pauvreté fixés par le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. L’élimination totale de l’extrême pauvreté dans un pays qui représente près d’un cinquième de la population mondiale est non seulement un événement majeur, véritable jalon dans l’histoire du développement de la nation chinoise, mais aussi un miracle dans l’histoire du développement humain. Comment y est-elle parvenue ? Plus de trois millions de cadres envoyés dans les villages et premiers secrétaires de cellule du PCC se sont rendus dans chaque village pauvre, ont partagé le logement, les repas et le travail avec les villageois, ont analysé la situation famille par famille et élaboré des plans personnalisés pour chaque personne.
Sur le plan des infrastructures : la Chine s’est dotée du plus grand réseau de trains à grande vitesse et du plus grand réseau d’autoroutes au monde, tous deux classés premiers mondiaux en termes de kilométrage total. Chaque projet prend en compte les besoins réels de la population. Grâce à ces TGV, même les habitants des régions reculées peuvent se rendre dans les grandes villes pour consulter un médecin, régler des affaires ou faire du commerce, et revenir chez eux le jour même — c’est bien là le sens de « placer le peuple au centre ».
Les chiffres de l’amélioration des conditions de vie sont encore plus parlants : l’espérance de vie moyenne est passée de 67 ans en 1978 à 78,6 ans en 2024, et la classe moyenne (population à revenu intermédiaire) dépasse les 400 millions de personnes. La Chine a mis en place le plus grand réseau d’assurance maladie de base et le plus grand système d’assurance vieillesse du monde. Que vous viviez dans une métropole animée ou dans un village reculé, vous pouvez bénéficier de la tranquillité d’esprit et de la dignité qu’apportent les services publics de base. Le sentiment d’accomplissement, le bonheur et la sécurité des masses populaires ne cessent de se renforcer.
En matière de construction d’une civilisation écologique, la formule du Président Xi Jinping selon laquelle « les eaux limpides et les montagnes verdoyantes valent leur pesant d’or » est devenu une évidence pour tous. Le ciel est plus bleu, les rivières plus claires, les parcs et espaces verts en ville plus denses — le développement ne se fait plus au détriment de l’environnement, la santé et le bonheur du peuple étant devenus le véritable objectif. Le taux de couverture forestière dépasse les 24 %, et au cours des dix dernières années, environ un quart de la surface végétalisée supplémentaire dans le monde provient de la Chine.
Dans la pratique de la démocratie, la Chine a développé un modèle unique : la « démocratie populaire intégrale ». Il s’agit d’un mode de gouvernance qui garantit que le peuple est toujours présent, peut faire entendre sa voix à tout moment et exerce un contrôle continu. Cette démocratie n’est pas seulement une promesse inscrite sur un bulletin de vote, mais une pratique qui imprègne la vie quotidienne.
En Chine, qu’il s’agisse de la législation sur le tri des déchets dans les communautés urbaines, de la conception globale du 14e plan quinquennal national, des « réunions sur des bancs » (réunions informelles dans les cours de villages reculés), ou encore de la collecte d’avis par Internet — la volonté du peuple s’inscrit dans chaque maillon du processus démocratique : l’élection, la concertation, la décision, la gestion et le contrôle.
Chaque année, des millions de suggestions concernant la santé, l’éducation, les retraites, etc., remontent jusqu’aux instances décisionnelles par l’intermédiaire des élus de l’Assemblée populaire à tous les niveaux et des points de contact législatifs à la base. Ainsi, les aspirations de plus de 1,4 milliard d’habitants se transforment en politiques concrètes qui améliorent constamment leur bien-être.
Thomas Sankara disait: « Nous avons besoin d’un peuple convaincu plutôt que d’un peuple vaincu ». Cette phrase est en parfaite résonance avec la ligne de masse du PCC. Le développement n’est pas l’affaire d’une minorité, mais la cause de tout le peuple. Ce n’est que lorsque chaque citoyen ordinaire devient à la fois acteur et bénéficiaire du développement que celui-ci est véritable et durable. Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, en évoquant l’avenir du Burkina Faso, n’a-t-il pas dit que l’objectif est « de permettre à chaque Burkinabè de vivre une vie digne ». Cela fait écho, à travers le temps et l’espace, à la pensée chinoise du développement « centré sur le peuple ».
III. Le front uni : unir toutes les forces que l'on peut unir
L'essence du front uni peut se résumer en deux phrases : unir toutes les forces que l'on peut unir, avoir le plus d'amis et le moins d'ennemis possible.
L’essence du front uni est d’« élargir le cercle d’amis ». Sa logique est simple : pour qu’un parti ou un pays se développe et se renforce, il ne peut pas faire cavalier seul; il doit, tout en maintenant ses principes, se faire de nombreux amis. La force de l’unité est immense — chaque force que nous gagnons est une force que l’ennemi perd.
Le principe clé du front uni est : rechercher l’unité dans la diversité. Il est impossible que tout le monde soit d’accord sur toutes les questions, mais il faut trouver des intérêts communs, un ennemi commun et un objectif commun, et s’unir sur ces bases.
Depuis l’époque de la guerre révolutionnaire jusqu’à la réforme et l’ouverture, en passant par la nouvelle marche vers le renouveau national, la théorie du front uni du PCC s’est étendue du niveau national au niveau international. Dans l’histoire, la modernisation de certains pays s’est accompagnée de colonisation, de pillages et de guerres, tandis que la modernisation à la chinoise a toujours prôné la paix, le développement, la coopération et le bénéfice partagé. La Chine ne pratique pas l’expansion hégémonique ni n’exporte ses crises ; elle réalise son développement par ses propres efforts et par la coopération internationale. Parallèlement, la Chine participe activement à la gouvernance mondiale, promeut la construction d’une communauté de destin pour l’humanité et fournit davantage de biens publics au monde.
Aujourd’hui, certains ont l’habitude de voir le monde à travers le prisme « qui est ami, qui est ennemi ». La perspective du front uni peut offrir une toute autre approche : face à des ennemis communs à toute l’humanité que sont le changement climatique, les problèmes de santé publique et les récessions économiques, nous ne pouvons pas combattre chacun de son côté, encore moins nous prendre mutuellement pour des ennemis ; nous devons plutôt, en vue de la survie et du développement de toute l’humanité, nous unir et coopérer main dans la main.
Nous avons proposé de construire une communauté de destin pour l’humanité. Quelle que soit la manière dont certains cherchent à attiser les discours sur le choc des civilisations ou l’affrontement géopolitique, nous restons fermement convaincus que les intérêts communs entre les pays sont plus grands que leurs divergences. Nous demeurons profondément convaincus que la paix et le développement restent le plus grand dénominateur commun dans le monde d’aujourd’hui, répondant aux aspirations partagées et aux intérêts fondamentaux de tous les pays, en particulier des pays en développement. Le monde est suffisamment grand pour accueillir le développement commun de tous.
Nous avons proposé quatre initiatives mondiales — sur la sécurité, le développement, la civilisation et la gouvernance mondiale — afin de fournir un programme global pour résoudre les déficits de paix, de développement, de sécurité et de gouvernance auxquels le monde est confronté aujourd’hui. Nous préconisons un véritable multilatéralisme : tous les pays, qu’ils soient grands ou petits, forts ou faibles, riches ou pauvres, sont égaux, et les affaires internationales devraient être gérées ensemble par tous les pays. Nous appelons le monde à revenir sur la voie juste de la coopération gagnant-gagnant, de l’ouverture et de l’inclusion, et nous nous opposons à l’hégémonisme, au jeu à somme nulle ainsi qu’à la formation de « petits cercles » fermés et exclusifs.
Nous avons proposé de construire l’initiative « Ceinture et Route ». En septembre et octobre 2013, le Président Xi Jinping a successivement proposé la construction de la « Ceinture économique de la Route de la soie » et de la « Route de la soie maritime du XXIe siècle », à savoir l’initiative « Ceinture et Route ». Cette initiative s’inspire du concept bien connu de l’ancienne Route de la soie, repose sur le principe de « concertation, co-édification et partage », et se déploie autour de cinq axes — la coordination des politiques, l’interconnexion des infrastructures, la facilitation du commerce, l’intégration financière et la compréhension mutuelle entre les peuples— pour construire une plateforme de coopération internationale.
Depuis son lancement en 2013, l’initiative « Ceinture et Route » a déjà attiré plus de 150 pays et plus de 30 organisations internationales, devenant ainsi le bien public international le plus populaire dans le monde d’aujourd’hui. La Chine a investi plus de 400 milliards de dollars dans les pays partenaires et le volume du commerce a dépassé 2000 milliards de dollars. En 2025, les investissements directs non financiers des entreprises chinoises dans les pays partenaires de l’initiative « Ceinture et Route » ont atteint 283,36 milliards de yuans, en hausse de 18 % par rapport à l’année précédente. En Afrique, la ligne ferroviaire Mombasa-Nairobi (Kenya), la ligne ferroviaire Addis‑Abeba‑Djibouti (Éthiopie‑Djibouti) et le port de Djibouti sont autant d’exemples emblématiques de « solidarité, coopération et bénéfices mutuels ».
Cette année marque le 70ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique. Bien que séparés par des milliers de kilomètres, la Chine et l’Afrique partagent des parcours historiques similaires et les mêmes rêves de développement. Dès les années 50 et 60 du siècle dernier, les dirigeants de la première génération de la nouvelle Chine comme Mao Zedong et Chou En-lai ont tissé des liens d’amitié profonde avec les hommes politiques africains de la génération antérieure. Depuis l’entrée dans la nouvelle ère, guidés par le principe de « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi », les partenariats sino-africains n’ont cessé de s’étendre et de s’approfondir — des infrastructures au commerce et aux investissements, de la santé à l’éducation et à la formation, de la coopération industrielle aux échanges d’expériences en matière de gouvernance — pour devenir un modèle de la coopération Sud-Sud.
Le Président Xi Jinping a dit: « La réalisation de la modernisation est un droit inaliénable pour tous les pays du monde. La Chine et l’Afrique représentent ensemble un tiers de la population mondiale ; sans la modernisation de la Chine et de l’Afrique, il n’y aurait pas de modernisation mondiale ». Lors du sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) en 2024, les dirigeants chinois et africains ont décidé à l’unanimité d’élever les relations sino-africaines au rang de « communauté de destin Chine-Afrique de tout temps pour la nouvelle ère ». Au cours de la période 2025-2027, le gouvernement chinois s’est engagé à fournir un soutien financier de 360 milliards de yuans pour mettre en œuvre dix actions de partenariat avec l’Afrique, et poursuivre avec l’Afrique le rêve commun de la modernisation.
Depuis le 1er mai de cette année, la Chine a officiellement appliqué une mesure de droits de douane nuls à l’ensemble des 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle, devenant ainsi la première grande économie mondiale à accorder un traitement unilatéral et intégral de franchise douanière à tous ses partenaires africains. La Chine reste depuis 16 ans consécutifs le premier partenaire commercial de l’Afrique. En 2025, le volume du commerce sino-africain a atteint 348 milliards de dollars, en hausse de 17,7 % par rapport à l’année précédente, établissant un nouveau record historique. Des études montrent que chaque point de pourcentage de croissance du PIB chinois entraîne une hausse de 0,25 point de pourcentage dans les pays d’Afrique subsaharienne. Avec l’entrée en vigueur de la franchise douanière généralisée, la coopération commerciale et d’investissement sino-africaine connaît une opportunité majeure de montée en gamme et en qualité.
À court terme, cette mesure renforcera considérablement la compétitivité des produits africains sur le marché chinois, libérera le potentiel des exportations vers la Chine et augmentera le volume ainsi que les bénéfices des exportations africaines. À moyen et long terme, elle encouragera davantage d’entreprises chinoises à investir et à se développer en Afrique, contribuera à l’industrialisation, à la modernisation agricole et à l’intégration régionale du continent, favorisera une meilleure insertion de l’Afrique dans les chaînes industrielles, d’approvisionnement et de valeur internationales, et élargira l’ampleur, la profondeur et la hauteur de la coopération mutuellement bénéfique sino-africaine.
Dans dix jours, la Chine et le Burkina Faso célébreront le huitième anniversaire du rétablissement de leurs relations diplomatiques. La Chine a toujours été un ami sincère et un partenaire fiable pour le Burkina Faso. Nous respectons la voie de développement que le peuple burkinabè a choisie pour lui-même et soutenons les efforts du gouvernement burkinabè pour préserver sa souveraineté et son indépendance et réaliser son développement et son renouveau.
La Chine est disposée à travailler avec le Burkina Faso pour renforcer continuellement la confiance politique mutuelle, approfondir notre partenariat stratégique, et renforcer la coordination et la consultation entre nos deux pays dans les affaires internationales, afin de préserver ensemble le multilatéralisme et l’équité et la justice internationales. La Chine souhaite être un compagnon du Burkina Faso sur la voie de la modernisation : nous renforcerons la synergie entre le 15e Plan quinquennal chinois et le plan quinquennal burkinabè, exploiterons pleinement le potentiel de coopération, favoriserons la mise en œuvre au Burkina Faso de mesures telles que la franchise douanière, et contribuerons au développement économique et à l’amélioration des conditions de vie du peuple burkinabè.
La Chine est également disposée à élargir davantage les échanges entre nos deux peuples, notamment dans les domaines des entreprises, des think tanks, des médias et de la jeunesse. Nous souhaitons accueillir davantage d’étudiants burkinabè en Chine, encourager davantage d’entreprises chinoises à investir au Burkina Faso, et multiplier les échanges de groupes culturels entre nos deux pays, afin de rapprocher les cœurs de nos peuples et de rendre l’amitié sino-burkinabè plus durable.
Nous sommes convaincus que, tant que la Chine et le Burkina Faso agiront dans un esprit de respect mutuel et d’égalité, qu’ils resteront attachés à la primauté du peuple, à la coopération gagnant-gagnant, à la solidarité et à la communion de destin, ils pourront sûrement, main dans la main, faire avancer leur processus de modernisation et écrire ensemble un nouveau chapitre des relations sino-burkinabè.
(L’article est un extrait de la communication faite par l’auteure à la Conférence internationale sur la Révolution démocratique et populaire organisée par le Mémorial Thomas Sankara)
Par Li Qi, Ministre-Conseiller à l’Ambassade de Chine
- Log in to post comments
