À l’occasion des célébrations des sacrements de baptême, de première communion et de confirmation prévues les 23 et 24 mai 2026 dans la majeure partie des paroisses du diocèse de Ouagadougou et dans plusieurs autres localités du Burkina Faso, la question du rôle des parrains et marraines revient au cœur des réflexions chrétiennes. Au-delà des cérémonies et des réjouissances familiales, le Père Fada Toby rappelle que le parrainage est avant tout une mission spirituelle durable : accompagner l’enfant dans sa foi, l’encourager dans sa vie chrétienne et demeurer un véritable repère après les sacrements.
Dans de nombreuses familles chrétiennes, le choix d’un parrain ou d’une marraine accompagne des moments importants comme le baptême, la première communion ou la confirmation. Mais derrière les cérémonies, les photos et les festivités, l’Église rappelle que cette responsabilité dépasse largement le simple cadre social.
Être parrain ou marraine n’est pas un rôle symbolique destiné uniquement à honorer un proche ou à participer à une fête familiale. Il s’agit avant tout d’un engagement spirituel : accompagner un enfant dans sa foi, l’aider à grandir avec Dieu et lui servir de repère chrétien tout au long de sa vie.
Pourtant, dans la réalité, certains parrains et marraines disparaissent progressivement après les sacrements. Une fois la cérémonie terminée, les contacts deviennent rares, voire inexistants. Cette absence finit souvent par transformer une mission spirituelle en simple souvenir de fête.
De nombreux fidèles estiment qu’il est important de rappeler que le rôle du parrain commence véritablement après le baptême ou la confirmation. Par sa présence, ses conseils, ses appels ou ses visites, il peut contribuer à maintenir l’enfant sur un chemin de foi solide et équilibré.
L’Église invite également les parents à faire preuve de discernement dans leurs choix. Le parrainage ne devrait pas être motivé par le statut social, la richesse ou les intérêts matériels. Choisir une personne uniquement pour son influence ou sa proximité familiale, sans tenir compte de son engagement chrétien, peut vider cette mission de son sens profond.
La proximité humaine et spirituelle reste également essentielle. Même lorsque les familles déménagent ou vivent loin les unes des autres, une relation sincère peut continuer à exister grâce à une communication régulière et à un véritable intérêt pour la vie du filleul.
Par ailleurs, certains parrains engagés se retrouvent parfois écartés lorsqu’ils cherchent à jouer pleinement leur rôle éducatif et spirituel. Pourtant, leur mission ne se limite pas à être témoins lors d’une cérémonie ; ils participent aussi à l’éducation chrétienne de l’enfant.
Au final, être parent, parrain ou marraine représente une responsabilité durable. Au-delà des célébrations, l’objectif demeure d’aider l’enfant à construire une foi vivante, sincère et enracinée dans les valeurs de l’Évangile.
Comme le rappellent certains croyants avec humour : « Beaucoup sont parrains sur papier, mais leur foi semble être restée hors connexion depuis la cérémonie, parfois même en mode avion pour une durée indéterminée. »
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