Le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a présidé, mardi 10 mars 2026 à Ouagadougou, une rencontre d’échanges avec les acteurs du web. Face aux défis liés à la désinformation et aux discours de haine sur les réseaux sociaux, il a invité blogueurs, influenceurs et web-activistes à plus de responsabilité dans leurs publications. L’initiative, tenue en présence du ministre en charge de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, et du commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), le commissaire principal Bantida Samire Yoni, vise à promouvoir un espace numérique apaisé au service de la cohésion sociale et du développement. Son discours.
Je voudrais, à la suite de Monsieur le Ministre en charge de la Communication souhaiter, à toutes et à tous, la cordiale bienvenue dans cette salle de conférences de l’Ex CES qui nous accueille, après notre rencontre d’échanges avec les patrons de presse et les directeurs de la Communication et des Relations Presse des ministères et institutions sur la gestion des plateformes numériques.
En effet, après les discussions fructueuses menées, le 25 février dernier, avec les partenaires que je viens de citer, le Conseil supérieur de la communication et le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme ont jugé utile de poursuivre la dynamique avec d’autres acteurs, tout aussi importants, évoluant dans le secteur de la communication numérique. Il s’agit des blogueurs, des activistes et des influenceurs, avec qui nous allons échanger sur la problématique de la responsabilité sociale des acteurs du numérique pour une communication sociale apaisée, porteuse de paix, de cohésion et de développement.
Je voudrais, une fois de plus, saluer la disponibilité et l’engagement du Ministre en charge de la Communication à nos côtés. Permettez-moi également d’exprimer toute ma gratitude au Commandant de la Brigade centrale de Lutte contre la Cybercriminalité pour l’exemplarité de la collaboration et l’accompagnement constant.
Mesdames et messieurs ;
Chers participants ;
Le paysage médiatique burkinabè, faut-il le souligner, a connu une mutation profonde avec l'émergence d’un nouveau type d’acteurs. Ce sont les influenceurs, les web-activistes, les blogueurs et les leaders d'opinion digitaux. Ils disposent d'une audience massive, dépassant souvent celle des médias traditionnels, et leur présence sur la toile a redéfini les contours de la circulation de l'information. De par leur grande capacité de mobilisation et leur proximité avec les populations, ces acteurs jouent désormais un rôle de relais d'opinion déterminant pour la stabilité sociale et le soutien aux institutions.
Malheureusement, la diffusion rapide d'informations, parfois non vérifiées, s'accompagne de risques majeurs de désinformation, de Fake News, de discours de haine, d’intolérance religieuse et de stigmatisation. Ces dérapages se justifient, en partie, par la méconnaissance des textes qui encadrent les activités de communication au public.
Face à ce constat, le Conseil supérieur de la communication et le Ministère de la communication, de la culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT) ont décidé d’unir leurs efforts pour "sensibiliser et accompagner" les différents acteurs pour une utilisation de l’espace civique numérique au service de la paix, de la cohésion sociale et du développement endogène du Burkina Faso. Cette rencontre d’échanges se veut donc un cadre de dialogue direct pour transformer ces acteurs du numérique en des personnes capables de porter un discours patriotique, juste et responsable.
Placé sous le thème : « Responsabilité sociale des acteurs du numérique pour une communication citoyenne au Burkina Faso », il devra nous permettre de manière plus spécifique de :
- rappeler le cadre juridique régissant la communication au Burkina Faso ;
- sensibiliser sur les dangers de la désinformation et les discours de haine en période de crise ;
- créer un canal de dialogue direct entre le CSC, le Ministère de la communication et les acteurs du web ;
- et recueillir les préoccupations des éditeurs de contenus non-professionnels pour un meilleur accompagnement.
Deux présentations nous permettront de camper la problématique de la rencontre de cet après-midi et de nous aider dans les bonnes résolutions qui sortiront de nos échanges. La première sera faite par le Conseil supérieur de la communication sur les cas de dérapages constatés sur les réseaux sociaux, et la seconde par la Brigade centrale de Lutte contre la Cybercriminalité qui portera sur les dérives et autres comportements illicites les plus rependus dans le cyberespace ainsi que la répression de ce genre de manquement.
Mesdames et messieurs ;
Chers participants ;
Comme je l’ai souligné la dernière fois à la rencontre avec les médias et les directeurs de la communication des ministères et des institutions, nous devons collectivement réfléchir, non pas pour restreindre la parole, mais pour en garantir la qualité et l’expression dans la légalité et le respect de la dignité humaine. Nous avons la responsabilité de faire de l'espace numérique burkinabè un espace de dignité et de dialogue constructif.
En effet, dans la situation que traverse notre pays, chaque mot qui sort de notre bouche, chaque phrase que nous écrivons, chaque image que nous publions doit exhorter, encourager, édifier, consolider nos acquis sur les plans sécuritaire, économique et social, et non diviser, ameuter, troubler ou installer la psychose et le découragement.
Mais chaque mot ou chaque image que nous choisissons avec soin, avec rigueur et responsabilité est aussi un geste en faveur de la paix, un acte de construction nationale.
Nous pouvons et nous devons donc nous efforcer chaque jour que le bon Dieu nous offre de vivre, de faire preuve d’une plus grande responsabilité sociale, d’un engagement patriotique et citoyen qui contribuera à promouvoir un espace civique numérique au service de la paix, et qui va constituer un contre-poids important aux discours de haine, à la manipulation de l’opinion et autres publications malveillantes visant à nous dévier de notre trajectoire vers la souveraineté et le développement.
C’est la meilleure manière d’accompagner les plus hautes autorités du Burkina Faso qui nous ont engagés sur la voie de la résilience, de la souveraineté nationale, du progrès et de la paix retrouvée. C’est pourquoi, dans le cadre de ses actions d’éducation au média et à l’information, le Conseil supérieur de la Communication a élaboré et mis à la disposition de tous, « les dix (10) conseils pour un usage responsable des Réseaux sociaux ». Ces différents conseils ont été largement vulgarisés à travers des conférences publiques dans plusieurs régions du pays. Si ces actions ont, bien évidemment, contribué, tant soit peu, à améliorer le comportement de certains usagers du numérique, force est de constater qu’il y a un certain relâchement chez bon nombre d’acteurs. D’où la poursuite des actions de sensibilisation à l’image de celle de ce soir.
Ainsi, je vous exhorte donc, à prêter une oreille attentive aux communicateurs de cet après-midi et à participer activement aux échanges afin que désormais vos actes de chaque jour contribuent, de manière résolue et efficace, à la mise en œuvre de la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, pour un Burkina de Paix, de cohésion sociale et de développement.
C’est sur cette note d’espoir que je déclare ouverte la rencontre d’échanges de ce jour placée sous le thème : « Responsabilité sociale des acteurs du numérique pour une communication citoyenne au Burkina Faso ».
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons.
Je vous remercie de votre attention !! »
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