« Espace civique » : l'ATR/DI lance un projet ambitieux pour renforcer la cohésion sociale au Burkina Faso

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Naba Bolga

Ce samedi 27 juillet 2024, l’Association pour la Tolérance Religieuse et le Dialogue Intercommunautaire (ATR/DI) a organisé à la Maison de la Femme de Ouagadougou un atelier de lancement du projet « Espace civique ». Ce projet est la sous-composante « Projet éducation à la citoyenneté et cohésion sociale au sein des acteurs traditionnels, coutumiers et religieux dans les treize régions du Burkina Faso » conduite par l’association. Cette rencontre a pour objectif principal de porter à la connaissance des publics cibles et de l’opinion publique le début officiel des activités du projet. 

L'ATR/DI a franchi une nouvelle étape dans sa mission de promotion du vivre-ensemble et de la cohésion sociale au Burkina Faso. Elle a encore lancé ce samedi, un projet « Espace Civique » relevant de la sous-composante « Projet éducation à la citoyenneté et cohésion sociale au sein des acteurs traditionnels, coutumiers et religieux dans les treize régions du Burkina Faso ». La structure, faut-il le rappeler est membre du consortium dont le Centre pour la Gouvernance du Secteur de la Sécurité (DCAF) assure le lead dans la mise en œuvre. « Espace Civique » est financé par le Royaume de Belgique. 

Ce lancement a été l'occasion pour l'ATR/DI de présenter les objectifs et les différentes phases de ce projet ambitieux, de procéder à une vérification des mandats des différents partenaires et d’effectuer des échanges avec les différents participants.  Ces derniers ont pu découvrir comment « Espace civique » compte cette fois-ci contribuer à renforcer le dialogue interreligieux, à promouvoir les valeurs de tolérance et de respect mutuel, et à lutter contre les discours de haine.

                                        A chaque problème sa solution

Selon le président de l’association, le Dawelg Naaba Boalga Issaka Sourwema, les défis qui se posent actuellement sont énormes et doivent nécessairement être sujets à des réflexions profondes afin de trouver des solutions. Pour lui, les solutions ne doivent pas être imaginées uniquement par ceux qui dirigent la collectivité étatique mais par toutes les composantes intracommunautaires. A chaque problème, l’on devrait œuvrer à apporter des solutions qui concordent, fera t’il savoir. Pour lui, en plus des actions menées sur le terrain par les Forces de Défenses et de Sécurité(FDS), il faudrait de côté mener une activité de dé-radicalisation dans la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. 

Ce présent projet, explique le président, s'inscrit dans le cadre d'une initiative plus large visant à renforcer l'éducation à la citoyenneté et la cohésion sociale. Il entend toucher les treize régions du pays. Il s'adresse en particulier aux acteurs traditionnels, coutumiers et religieux, aux acteurs de la société civile, reconnus pour leur influence au sein de la société burkinabè.

En choisissant les acteurs traditionnels, coutumiers et religieux comme cibles privilégiées de ce projet, l’ATR/DI entend démontrer sa volonté de s'appuyer sur les fondements culturels, et inter et intra-communautaires du pays pour bâtir une société plus juste et plus inclusive.

 

                                                   L’impératif du vivre ensemble ! 

Maurice Damiba, représentant la Conférence Episcopale Burkina-Niger, notamment la Commission Diocésaine pour le Dialogue Interreligieux à cet atelier n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction pour l’initiative. Ce projet, dit-il, répond à un besoin criant de notre société, où le dialogue interreligieux et la cohésion sociale sont plus que jamais indispensables. En ciblant les acteurs traditionnels, coutumiers et religieux, l'ATR/DI frappe au cœur de notre tissu social et nous donne les moyens de construire un avenir plus harmonieux. Il termine son intervention en souhaitant que les jeunes soient surtout impliqués dans ce projet. 

FAIB

Quant au Représentant de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina(FAIB), Moussa Drabo, se disant particulièrement touché par l'approche participative, la diversité des participants, et les objectifs ambitieux du projet, a surtout estimé qu’il fallait que les différents acteurs n’aillent pas en rang dispersé et que les actions de l’ensemble de la société civile œuvrant dans ce sens soient justement coalisées. 

Redynamiser et harmoniser les actions

Pour l’ensemble des participants et partenaires, « Espace Civique » apparait comme une véritable bouffée d'oxygène dans un contexte où les discours haineux, la radicalisation religieuse et les tensions intercommunautaires tendent à s'accentuer.

Ce lancement marque le début d'une nouvelle dynamique dans la promotion de la cohésion sociale au Burkina Faso. L'ATR/DI, à travers ce projet, confirme son engagement en faveur d'un pays où les différences sont une richesse et où le dialogue est le meilleur moyen de résoudre les conflits.

Partenaires 

L’atelier a connu la participation des représentants du Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle(CSCCT), de la Conférence épiscopale Burkina-Niger(CEB-N), de la Fédération des Associations islamiques du Burkina(FAIB), de la Fédération des églises et missions évangéliques(FEME), du Centre pour la Gouvernance du secteur de la sécurité Genève(DCAF/Burkina), du Centre National de Presse Norbert-Zongo(CNP-NZ), du Centre d’Information et de Formation en matière de Droits Humains en Afrique(CIFDHA), SEMFILMS, de l’Association des Blogueurs du Burkina(ABB), de l’Association pour la Relance Culturelle et Artistique Nouvelle(ARCAN), du Conseil interreligieux pour la paix au Burkina Faso(CIRP/BF), de la Direction générale des affaires religieuses, coutumière et traditionnelle/Ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité(DGARCT/MATDS) de l’Observatoire Nationale des faits religieux(ONAFAR), le Réseau des femmes de foi pour la Paix au Burkina Faso(REFFOP/BF), du Réseau au des Jeunes pour le dialogue interreligieux(REJDIR). 

Ce sont les régions du Centre, du Centre-Nord, de l’Est, du Nord et du Sahel qui seront ciblées par ce projet. 

L’Association pour la tolérance religieuse et le dialogue interreligieux a été créée en 2018. Elle est apolitique et non-confessionnelle. Son objectif général est de promouvoir le dialogue interreligieux, la coexistence pacifique et le brassage interconfessionnel au Burkina Faso.

 

Hermann Guingané

Zoodomail.com

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