L’Ambassade du Canada au Burkina Faso a organisé, le jeudi 26 mars 2026, une rencontre d’échanges autour du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL). Cette activité a réuni partenaires techniques, porteurs de projets et bénéficiaires, dans une dynamique de partage d’expériences et de valorisation des actions menées sur le terrain.
Cette rencontre a également servi de cadre pour dresser le bilan des projets financés en 2025, mettant en lumière leur impact concret sur les populations.

Représentant l’ambassadrice en qualité de chargé d’affaires par intérim, Faouzi Ben Jebara a rappelé que, depuis l’établissement des relations diplomatiques en 1962, le Canada demeure un partenaire engagé dans le développement du Burkina Faso. Une coopération qui s’aligne sur les priorités nationales, avec notamment l’annonce du lancement prochain du FCIL au profit des organisations locales.

En amont de la présentation du fonds, Aimé Tiendrébéogo a exposé les grandes orientations du programme de développement canadien au Burkina Faso. Celui-ci s’articule autour de l’aide humanitaire, de la prévention des conflits et de la cohésion sociale, du renforcement des capacités dans la lutte contre le terrorisme, ainsi que de la promotion d’une croissance inclusive.
Au cœur des échanges, cinq projets ont été présentés comme illustrations concrètes de l’impact du FCIL au Burkina Faso. Parmi eux, la radio Vénégré, basée dans la région de Oubri, Ziniaré s’est distinguée par ses actions de sensibilisation sur les violences basées sur le genre. À travers des émissions de proximité et des débats communautaires, elle a réussi à toucher des populations souvent éloignées des circuits d’information classiques.
Le secteur culturel n’a pas été en reste, avec la présentation d’un projet cinématographique soutenu en 2025. D’autres initiatives ont concerné l’inclusion sociale, notamment au profit de groupes vulnérables, ainsi que le développement économique local, à travers des projets de pisciculture et de valorisation des ressources locales.
Selon les responsables du programme, cette diversité témoigne de la flexibilité du FCIL, conçu pour soutenir des projets de petite taille mais à fort impact. Présent dans plus de 120 pays depuis plus de cinquante ans, ce mécanisme privilégie des résultats concrets et mesurables.

Intervenant à son tour, Placide Compaoré Coulibaly a invité les organisations intéressées à mieux se préparer pour les prochains appels à projets. Elle a insisté sur l’importance de proposer des initiatives alignées sur les priorités canadiennes et capables de générer un impact réel au sein des communautés.

Les participants ont ainsi été informés des critères de sélection, des domaines prioritaires et des exigences en matière de formulation de projets. Le prochain appel à propositions du FCIL devrait être lancé dans les semaines à venir.
Par Ida Sawadogo, (Stagiaire)|Zoodomail.com
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